Je suis partie en vacance, dans un trou étrange, un peu perdu, un peu neigeux, un peu boueux. Un coin sympa dans une maison d'errance, un ptit endroit où tourner en rond les jours de grande pluie. Une maison décrépite, jaunâtre à souhait dans un village où la lumière brille même de nuit. Un patelin en Savoie, où la neige tombe en alternance avec la pluie. Il n'y a rien que dix maisons et une épicerie; une bibliothèque faisant office de tourisme et des montagnes à perte de vue. La chambre, ah la chambre ! Un rebord large où se caler, une banquette molle où s'affaler, un mur gris à contempler. Une amie à qui parler, avec qui se galérer, avec qui s'ennuyer. Un endroit formidable où passer des vacances de merde, des villes toutes proches qui sont le berceau de l'humanité, ne serais-ce que de la sienne. Pourquoi alors, dans l'inconditionnement tout proche de la folie, me noies-je ?
Comme le disait si bien Michel Berger, il manque quelqu'un quelque part.
Comme le disait si bien Michel Berger, il manque quelqu'un quelque part.
