Oh douleur inféconde !

Oh douleur inféconde !
Oh Douleur inféconde ! Laisses-moi en paix. Ne vois-tu pas que rien de bien ne jaillit de toi ? Tu es infâme, chienne mordante. En ce bas monde tu n'es que souffrance inutile, et je prie pour ta perte. Meurs donc, traîtresse ! Pour un de tes égards, baume maudit, je lèverai les voiles d'enfer sublimes car, paradoxe infini, oh Douleur je t'aime. Ta morsure est pareil à l'opium ; lorsqu'on y a goûté, on ne peut s'en passer. Je rêve de ta brûlure autant que de ta damnation, et je ne sais si tu es ange ou sirène. Donnez-moi la force, créature des cieux, de me détacher d'elle ! Et tandis que criais l'humain mortel, la Douleur ricanais.
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# Posté le samedi 20 octobre 2007 06:55
Modifié le mercredi 26 décembre 2007 08:31

Insoutenable legéreté

Insoutenable legéreté
Je suis une hirondelle. Aussi légère et futile que le destin ainsi que grave et profonde tel le roulement du temps. On est heureux tant qu'on est inconscient, et la lucidité et le signe d'un malheur imminent. Heureux est le simple d'esprit ; ne vaut-il pas mieux être parfois albatros que papillon ? La chaire ou l'esprit, le plaisir ou le bonheur ? Les filets que la peur offre ou les ailes brûlées par les risques ? Soi-même ou les autres ? A quoi sommes nous voués, pourquoi sommes nous ici ? Notre existence a-telle un but autre qu'elle même ? Et les inlassables questions, ressassées, rejetées. Les inévitables questions que des fois je ferais mieux d'oublier.
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# Posté le samedi 20 octobre 2007 06:23
Modifié le mercredi 26 décembre 2007 08:30

fascinant abysses

fascinant abysses
Fin d'année, fin d'un monde. Porte qui se ferme et barreaux qui se dissolvent dans l'océan de liberté. Haine envers un système pourri et une amitié qui risque de s'effriter à cause d'une distance imprévue. Renouveau et regret, nostalgie et possibilités futurs. Avenirs inconnus qui s'ouvrent, grand, vide béant dans lequel je me plonge avec peur et envie. Fascinant avenir qui se précipitent à grande vitesse. Éprouvant avenir dont la sûreté ne fait pas partie. Je me sens jetée dans le vide sans filets ni entraînement. C'est ça, la vie, aussi. La peur et le vide, les risque et l'acide pluie. Je viendrai chercher ton sourire jusqu'au bord du gouffre, ne t'en fais pas.
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# Posté le mardi 26 juin 2007 09:58
Modifié le mercredi 26 décembre 2007 08:29

Questions existancielles

Questions existancielles
Qui suis-je ? Qui voudrais-je être ? A trop vouloir paraître ne risqués-je pas de me perdre ? Comment savoir, comment deviner quelle est la vérité ? Ces questions, trop nombreuses, qui traînent et se heurtent aux rocher de mon esprit. Hante les pires recoins, telle une noire brume nauséabonde, une chape de pollution personnel. Un empire de poison. Je voudrais pouvoir me débarrasser de mes théories, de ce à quoi je voudrai ressembler. J'aimerai ne pouvoir vivre que dans le présent, ne pas avoir de conscience, de morale, de principes. Car même si mon Livre de Loi diffère des autres et de la pensée Française en générale, il existe tout de même. Je suis malgré tout embrigadée dans un système de pensées, différent peut-être de la masse, mais tout de même présent. Je voudrai avoir à ne plus me soucier de rien, vivre, tout simplement. Sans pensées ni théories, sans jugements ni condamnations. Plus de Mal ni de Bien, juste un ensemble à respecter. Un Moi unique, tout comme chacun. Vivre sans plus me poser de questions, et tracer mon chemin le bonheur au coeur. Est-ce difficile ? Chacun, adolescent ou adulte, enfant ou vieillard, a-t-il ses propres souffrances ? Personne n'est-il vraiment heureux, tout simplement ? Garde t-on toujours de vieilles souffrances, inguérissable, un Enfer personnel qui nous hantera continuellement ? Je voudrai ... être heureuse.
# Posté le mardi 19 juin 2007 07:53
Modifié le mercredi 26 décembre 2007 08:27

Etre heureux, enfin

Etre heureux, enfin
Se laisser porter sur l'écume des jours et ne pas s'attarder sur la douce amertume des souvenirs. Glissser sur les ondes, se propulser au monde, oublier que la vie n'est pas un jeu. Rire pour de vrai et s'exposer. Prendre des risques, quitte à avoir mal, ne pas laisser place à la colère, qui n'est que le masque déformé de la peur.
J'aime l'été. le temps lourd et pesant qui écrase et languit, les regards qui prennent soudain tout leur sens. La pluie battante que l'on acceuille avec joie et délivrance, le vent qui joue dans nos cheveux. L'été est une promesse de bonheur que je compte bien tenir.
# Posté le lundi 11 juin 2007 11:29
Modifié le mercredi 26 décembre 2007 08:25