Un homme, une âme. Tombe dans un tunnel sans fin, tournoie. Il ne peut stopper sa chute, esclave de sa déchéance. Éraflé, écorché, il tombe, aspiré. La Musique, envoûtante, s'élève de tout côtés. Soudainement, il se rattrape à une aspérité, mettant fin à sa descente aux enfers, brisant ses chaînes. Illusion. Sa destinée vacille, ne tenant qu'à un fil. Le choeur augmente, plus entêtant, immuable. Les fantômes de ses nuits s'avancent, scandant l'obsédante mélopée de la tentation des abysses. Il ne se relèvera pas. Ils l'oppressent, le poussent, ne le laisseront pas s'en sortir. Il rechute.
Ne lutte pas, ne résiste pas à l'appel pressant de l'abîme. Il touche le fond, être entaché, corps disloqué. Les spectres ont gagnés.
Lentement, l'entité s'élève, vaincue. Regagnant les rangs qui toujours l'ont attendu. Sur les saillies se tiennent les esprits victorieux. Ils auront eu raison de lui. Tête basse, il rejoint les musiciens maudits et entame la mélodie, l'archer à la main, en attendant le prochain inconscient.
Ne lutte pas, ne résiste pas à l'appel pressant de l'abîme. Il touche le fond, être entaché, corps disloqué. Les spectres ont gagnés.
Lentement, l'entité s'élève, vaincue. Regagnant les rangs qui toujours l'ont attendu. Sur les saillies se tiennent les esprits victorieux. Ils auront eu raison de lui. Tête basse, il rejoint les musiciens maudits et entame la mélodie, l'archer à la main, en attendant le prochain inconscient.



