Et tout le monde est perdu. Tout le monde est mort, en suspension pour un instant qui passe comme un éclair si pâle qu'on l'aperçoit à peine.
Ils naissent dans un cri qu'ils pousseront toujours, inéluctable fin à son début, promesses vouées à l'échec par une mortalité incontournable. Si fragile et si évaporée, l'existence se transmet de cri en cri, d'appels en absence, de sourire en cascade de pleurs. Une si triste existence. Comme un motif récurrent, un symptôme impossible à guérir. Une tâche de sang sur le mouchoir, contraignante, affolante.
Et former des mots, toujours, pour conjurer le sort et se sortir de l'oubli. Remède instantané aux effets si éphémères.
Et espérer vivre encore, Se battre pour tout ce gris, tout plutôt que l'Inconnu. S'accrocher aux ressentiments et à l'égoïsme parce que marcher là où nul ne sait ce qu'il y a est la pire souffrance infligeable.
Fermer les yeux et avancer dans un noir continu, oppressant et affolant, voilà l'existence.
Ils naissent dans un cri qu'ils pousseront toujours, inéluctable fin à son début, promesses vouées à l'échec par une mortalité incontournable. Si fragile et si évaporée, l'existence se transmet de cri en cri, d'appels en absence, de sourire en cascade de pleurs. Une si triste existence. Comme un motif récurrent, un symptôme impossible à guérir. Une tâche de sang sur le mouchoir, contraignante, affolante.
Et former des mots, toujours, pour conjurer le sort et se sortir de l'oubli. Remède instantané aux effets si éphémères.
Et espérer vivre encore, Se battre pour tout ce gris, tout plutôt que l'Inconnu. S'accrocher aux ressentiments et à l'égoïsme parce que marcher là où nul ne sait ce qu'il y a est la pire souffrance infligeable.
Fermer les yeux et avancer dans un noir continu, oppressant et affolant, voilà l'existence.
